Cantat dans les médias, et moi, ai-je le droit d’exister ?

Cantat dans les médias, doit-on le faire taire ?

A-t-on le droit d’exister, après avoir tué ? A-t-on ce droit ? Moi je ne sais pas….

Mais qui de nous tous, peut se dire Saint ? Qui n’a donc pas tué, par peur de manquer ? Manger, manger, manger. Déjà combien d’animaux en nous ? Assassins par procuration.

Deux cents milliards reclus, exterminés, abattus chaque année… Mais sérieux qui peut juger ? Bertrand bouc-émissaire d’une foule apeurée. Qui pour ne pas voir plus loin, ce qui nous attend demain, lance ses flèches aux poètes. Qui fait donc cette morale ?

A-t-on le droit d’exister ? Peut-être pas… Mais alors, même pas toi.

Que vis-tu chaque jour ? Que folie dans la vie ?

Tous coupable.

Peur de l’autre. Guerre. Peur de Soi. Désarroi.

A-t-on le droit d’exister, sans culpabilité ?

Moi j’ai tué un bébé, moins de trois mois j’ai le « droit ». Puis j’en ai fait deux, humanité déjà surpeuplée.

Accompagner sa mère, vers l’autre rivage, ô non, surtout pas.

Qui est coupable ?

Nous ne faisons pas subir à « nos » animaux de souffrance. Euthanasie garantie. Mémé hospitalisée, trop de blés pour ne pas l’opérer. Qu’importe la souffrance. Trop peur de mourir. Qui suis-je donc ?

Quelle est notre morale ?

Cantat dans les média ? A-t-il le droit d’exister ? D’incarner ce qu’il Est, malgré son obscurité ? Et moi, ai-je le droit d’exister ?

Quoi de celui qui consomme toute sa vie cette vie ? Celui qui chaque jour tue ce qui l’entoure ? Dans toute nos assiettes, la planète se déserte. Et dire qu’en Afrique, ils ne produisent pas de riz. Globalisation de notre propre destruction. Pourquoi est-ce si difficile de rester en place ? Peut-on créer sans détruire ? L’énergie du mouvement créatrice.

Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Lavoisier.

Herbicide, pesticides, fongicides, raticides… Huile de palme « éthique », chalutiers « responsables ». Tous au vert et tous verreux. Ce que tu vois en l’autre t’appartient. Tu es contaminé. Pétrole, kérozène, fioul et électricité. Addict. Nous sommes tous addicts de notre vie assassine.

Tous coupables ? Coupables d’être en vie, de l’expérimenter tel qu’on le vit ? Cette violence en chacun, réprimée débordée ? Nous ne sommes que les héritiers, de milliers d’années qui ont vu passé toute notre lignée. Ces milliards d’années d’évolution de l’ADN. Un bal énergétique invisible si puissant…

Qui de nous est seulement le « Bien » ? Qui fait la morale ?

Allons droit au cœur, regardons en nos peurs.

Peur de manquer d’argent, de reconnaissance ou d’amant. D’amis, d’enfants ou de parents. Peur de manquer de temps mais le perdre chaque instant. S’accrocher à la vie, avec la peur de la vivre. Un bug dans l’humain, en tout à chacun.

Qui va me juger si je vis ? Qui peut me juger pour ce que je dis ?

Liberté de penser, de créer. D’imaginer. De rêver…

Mais si Cantat ne l’a pas, alors pourquoi moi je l’aurais ? Et toi, t’en dis quoi ?

Et le patron d’Areva, devenue Oreno, a-t-il le droit ? Total, Suez ou Coca-Cola, même combat. Les guerriers de l’arc-en-ciel désespèrent, en eux aussi cette vérité. Tous contaminés…

Au bord du précipice, voir le socle se fissurer sous nos pieds. Effondrement assuré.

Regardez-vous, regardons-nous. Coup de projecteur sur l’obscurité.

Le Bien le Mal un drôle de bal. Si nous sommes tous le Mal, et que ça fait mal. Accueillons-nous quand même. Aimons-nous quand même. Parce-que le Mal, il n’est pas seul. Cette lumière vit ici. Dans ton cœur mon âme sœur.

Tellement plus facile de vivre victime. Je suis victime de lui, et lui de moi. Ils sont victimes de nous, et nous sommes victimes d’eux. Paralysie collective, chacun terré dans sa peur de l’autre. Et si j’existais, qu’est-ce qu’il se passerait ?

Einstein a découvert les secrets de l’atome. Bien ou Mal, peut-il le juger désormais ?

Notre chakra couronne, s’ouvre sur la Vie. Elle s’écoule en nos cœurs. Vide le grenier de l’esprit, où s’entasse ces vieux souvenirs morts. Ce qui vit est ici, maintenant. Et c’est ça qui nous lie. Si tu t’accroches à tes souvenirs, serait-ce que tu souhaites encore vivre ? Alors ose exister, malgré ton obscurité.  Ai-je le droit d’exister ?

La voix du cœur apaise. Accueille tout. Mais quand le mental tente de déchiffrer son message, il nous engouffre dans la dualité.

A-t-il le droit d’exister ? Ai-je le droit d’exister.

A quoi nous raccrochons nous dans la vie ? A la vie des autres, et à leurs avis. Tels des enfants cherchant les bras rassurants de maman. Cherche en toi.

Respire. Fais conscience à cette conscience. Elle te traverse mais tu ne la possèdes pas. Toi tu peux simplement choisir. Choisir de lui laisser de la place ou pas. Centrée sur Elle tu ne te noies pas, dans le « je dois pour ça ».

Combien m’ont dit en quelques jours que je devais écrire ? Dois-je oser exister ? Dévoiler mes laideurs comme cette lueur ? Cadeau d’une vie à la vie ? Quel est ce trésor qui vit en moi ?

Marijuana, Ayahuasca, m’ont aidée à m’inventer. Gracias Pachamama. Pourquoi n’aurais-je pas le droit ? Pour un café tu fais pas chier, pour du vin tu ne dis rien, les médicaments tu les vends… L’Etat l’autre papa. Vois en ton père, juste un autre être. Vois en ta patrie, une construction collective évolutive. Transition en action.

Si Cantat n’avait pas été, ma vie n’aurait sans doute jamais été la même. Il en a tué une. Et bien sûr c’est une tragédie. Peut-il y avoir une prime de bon karma pour toutes les âmes qu’il a libéré par son art ? Que penser de cette justice des médias instantanés, des réseaux dits sociaux, asservissant l’instant d’un fil bien conduit. Impulsifs et irréfléchis. Plus d’attention. Plus de vide créateur. Reste la moral castratrice. Que tout le monde reste bien à sa place.

Combien de sorcières ont-été tuées pour le « Bien commun » d’une autre époque. Cette chasse aux sorcières est-elle bien terminée ? Sommes-nous des proies traquées ? Ou les simples victimes de nos peurs ? A-t-on le droit de chercher les secrets de la vie dans la nature, de chercher à ressentir les vibrations supérieures ? De les harmoniser avec le tambour de son cœur ? A-t-on le droit de faire des erreurs ? Qu’il est parfois difficile d’oser être, malgré ses peurs.

Vibration consciente. Dualité persistante. Je m’élève encore.

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Les divinités pas épargnées. Même Bouddha encensé de milliers, lui qui pourtant a abandonné femme et enfants ?

Pas le droit d’écouter Cantat ? A-t-on encore le droit de faire Vipassana ?

Question création. Le créateur est-il propriétaire de son inspiration ? L’impulsion divine qui traverse la conscience dans un élan d’inspiration n’est pas la propriété d’un corps. Le corps, cette énergie densifié, devient simple réceptacle d’énergies subtiles en mouvement. Et chacun se connecte avec sa propre fréquence. La richesse que Bertrand Cantat offre au monde de son expérience du néant est peut-être une leçon d’humanité à écouter ? Ai-je le droit de le penser ?

Chacun sa transe, chacun son essence.

Nous vivons notre rêve. Osons l’expérimenter. A fuir la souffrance on nourrit la peur. Tous atteint dans nos cœurs, prenons encore de la hauteur.

Au plus loin de l’univers, voit-on la Terre ? Satellite d’un atome d’une autre matière ? Digression fractale. Notre vie, infime dans l’infini. Alors si nous ne sommes rien, osons être Tout. Tout ce qui me traverse et crée une nouvelle voie. Peut-être un chemin, un chemin vers Soi. Et si ce n’est pas toi, au moins ce sera moi.

Multiple et riche de tous ceux qui m’ont inspirée.

Je n’aime pas un seul Homme, mais je les aime tous. J’aime tant aussi ces femmes. Que de belles âmes m’ont entourées. A chacun sa fréquence et sa propre résonance. Chaque rencontre crée une harmonique différente. Choisissons nos accords préférés. On veut aimer inconditionnellement. Mais on se sent coupable d’aimer.

Si au pire on meurt, au mieux vivons.

Ne pas juste remplir de matière un vide existentiel, mais remplir son cœur d’expérience humaine. Sacré Vivant.

La kundalini se vit, le divin nous initie. Devenons le flambeau de la vie ici. Inspirons l’amour, accueillons la peur. Traverse l’océan pour rejoindre l’île de ton cœur. Traverse la barricade de la souffrance. Et en plein cœur… Irradiante lueur. Vis.

Oui Bertrand, toi aussi. Car si la vie t’as choisi, pour vivre ce sursis, à chacun tu transmets, un message de vie.

Ai-je le droit d’exister, malgré le mal que j’ai fait ? Je décide, c’est oui. Tout est plus grand que ce que je vois.

Tu y crois toi? A cette grandeur orchestrée ? L’alchimie cosmique, qui crée tout ce qui vit. Ce grand mystère encore à notre ère.

Cellule d’un grand corps malade, quelle valeur donnons-nous à la vie ? Pouvons-nous choisir de tisser d’autres rêves ? D’expérimenter d’autres vies ?

Ai-je le droit d’aimer, sans savoir où je vais ? Ai-je le droit d’exister, sans connaître ma destinée ? Ai-je le droit d’oser, manifester mes pensées ?

Tous coupables pour les autres. Tous victimes pour nous-mêmes. Humanité façonnée depuis l’antiquité. Depuis que l’homme a découvert l’art du feu, il brûle la vie. Shiva lui aussi il détruit, mais il recrée la vie. Feu Sacré qui vit en chacun. Destructeur et co-créateur.

Peur de cette puissance créatrice, si destructrice.

Ai-je ce droit d’exister, d’expérimenter et de me planter ? De semer de nouvelles graines, dans des terreaux fertiles.  Ai-je le droit de croire, que si j’existe, ça a un sens ? Ai-je le droit de croire, que s’il existe, ça a un sens ?

J’ai foi.

 

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