Co-création du Nouveau Monde

Cela fait plusieurs années que je chemine vers le Nouveau Monde. Nous sommes de plus en plus nombreux à en parler. Mais peut-on réellement créer notre réalité ? A en croire Nassim Haramein, l’Enstein des temps actuels selon certains, il ne fait aucun doute que nous créons notre réalité à chaque seconde. Il est celui qui a fait le lien entre la physique gravitationnelle dont nous connaissons les contraintes, et la physique quantique, qui elle, ne connaît pas les mêmes lois. C’est comme deux briques élémentaires qui s’assembleraient. Nous vivons une réalité soumise à des lois physiques, alors que tout l’univers, à la fois au niveau atomique et cosmique, vit une autre réalité… Depuis plusieurs décennies, les chercheurs tentent de découvrir comment s’articule le passage d’un monde à l’autre. Et ce cher Nassim Haramein, a réussi cette alchimie mathématique. Les conséquences sont infinies finalement… Tout serait donc possible ? L’espace-temps ne serait qu’une forme d’expérience holographique pouvant matérialiser un ensemble de possibles infinis. Nous serions donc tous des centres de l’Univers, aux confins difficilement imaginables.

En physique quantique, les photons ont des particularités incroyables. Ils mutent en résonance à distance. Rien ne se touche jamais, l’espace « vide » est une énergie infinie… Une fractale en mouvement dansant telle la fleur de vie.

Mais alors donc, quels liens avec le Nouveau Monde ? Ils sont si nombreux…

Si l’instant présent est une immense usine de création du « suivant », et que chaque vibration résonne jusqu’aux parties les plus lointaines de l’univers, alors nous pouvons imaginer un avenir absolument incroyable.

Il est certain qu’avec les lois de physique conventionnelle, et tous les constats de toutes les sciences basées sur l’observation, l’humanité n’est que vouée à s’effondrer. Tout le visible se meurt. Les forêts primaires, les sols, les cieux et les océans. Les entrailles de Terre Mère sont vidées de ses fluides pour servir nos besoins immenses d’accomplissement. Socialement également, la corde se tend à tout rompre.

Et c’est sur les bases de la physique du visible que nous avons déployé  notre Progrès. Et c’est là que le bât blesse. Alors que toute une énergie libre et infinie au niveau quantique est abondante en permanence, nous utilisons les ressources limitées de la magnifique énergie densifiée de la Terre. On pourrait dire que c’est dommage, car ça l’est. Mais c’était peut-être l’étape nécessaire pour découvrir certains mystères de l’univers qui nous ouvre de nouvelles voies d’exploration du Progrès. Toutes les utopies deviennent-elles possibles ?

Lorsque nous parlons d’Alchimie, nous voyons cela comme une science ésotérique qui transformerait le plomb en or. Mais si l’on s’arrête une seconde et que l’on regarde comment nous avons transformé le monde naturel, n’avons nous pas transformé des métaux et minéraux en Iphone, en avion, en nanotechnologie… L’alchimie qui nous a mené ici et maintenant s’est faite avec l’esprit de notre temps. (Oui parce-que nous ne sommes pas la première civilisation évoluée de la Terre !).

L’esprit. Oui, c’est donc l’esprit qui agit sur la matière. Et non l’inverse.

Si nos esprits se joignaient à l’unisson pour créer une nouvelle réalité, lumineuse, rayonnante et heureuse, serions-nous capables de la réaliser ? Ou bien, voyons la question de l’autre côté. Si nous n’avons aucun espoir de survie dans l’épuisement des ressources exponentiel, a-t-on un autre choix que de tenter l’impossible ?

 » Lorsque l’on rêve seul, ce n’est qu’un rêve.

Lorque nous rêvons ensemble, c’est le commencement de la réalité ».

Don Elder Camara.

 

Car même si nous sommes chacun les cœurs de l’univers, c’est ensemble que nous créons une nouvelle réalité pour tous. Nous sommes les co-créateurs interdépendants du monde de demain. Et personnellement, je choisis de le voir radieux, surprenant, exaltant, enthousiasmant, abondant. Je choisis de voir tout ce qui est merveilleux et magnifique en ce monde, car déjà, juste le fait d’être vivant est un miracle. Quelle alchimie ! Des lianes d’ADN (qui sont des photons aussi!) qui s’entrelacent pour créer l’infini possible du vivant, de la tique à l’éléphant, du ver de terre à l’homme… Chaque microbe aussi en soi, est l’une des expressions de la toile de l’ADN. Et cette technologie là, surpasse infiniment nos créations grossières. Alors faisons confiance au vivant, faisons confiance à notre Esprit, faisons confiance à nos cœurs, pour devenir les co-créateurs de nos rêves !

Mon Nouveau Monde, lorsque je le rêve, est un monde où la peur de perdre ou de manquer n’est plus le moteur de nos actes, mais notre élan divin – enthousiaste, spontané et créatif.

Car si chacun d’entre nous fait fait les choses qui nous mettent en joie, j’ai la conviction que les activités du monde seraient alors bien différentes. Nous courions moins vite, serions plus solidaires et la recherche ne serait pas barricadée dans le profit. Nous avons tous tellement de talents à exprimer, tant de dons particuliers. Si l’on fait confiance à la richesse de chacun et que chacun peut choisir à quoi œuvrer sans peur de manquer d’argent, je suis absolument certaine que l’immense majorité des gens ne passerait pas leur journée devant la télé à manger des chips. L’homme aime créer, il n’a pas le choix, c’est sa Nature. Il observe, imagine, expérimente, façonne… Avec l’évolution de la vie et de ses intérêts propres, il évolue et change d’activités. Avec fluidité, suivant l’intérêt de l’esprit.

J’ai donc une foi profonde dans le fait qu’un Nouveau Monde est possible. Et l’écrire est une autre densification de cette énergie. Qui participe peut-être aussi à son avènement.

Si je rêve le nouveau monde sans limite… Jusqu’où puis-je aller ?

Imaginons que nous développions des capacités quantiques… Que nous soyons capables d’une télépathie plus complète, nous n’aurions plus besoin de tant d’outils de télécommunication qui nous vole un espace temps considérable derrière nos machines, charger-décharger. Les entreprises se tourneraient alors naturellement vers d’autres types de production. Des outils basées sur l’énergie libre,… du télétransport. Nous passerions beaucoup de temps à jardiner, à créer du lien, à rêver de nouvelles idées puis à les expérimenter. Nous pourrions manger par plaisir et non par besoin puisque nous maîtriserions l’alimentation par biophotons. Comme personne n’aurait du coup peur de manquer de rien, toutes nos habitudes basées sur la peur disparaitraient…

Tout cela est bien sûr une vision très focalisée de la réalité. Parce-que nous sommes des êtres humains conditionnés, et qu’avant de pouvoir créer cette nouvelle réalité, il nous faut déjà tous nous reconnecter à notre cœur. Au Cœur du Monde. Car pour pouvoir créer ce monde, c’est tous nos liens également qui doivent muter.

Dans mon nouveau monde, tout est différent dans les relations humaines. Déjà car il n’y a plus de relations de pouvoir, et donc tout est collaboration sans subordination. On crée ensemble, par affinité. On passe du temps avec des gens qu’on aime, et du coup, on crée dans la joie et l’enthousiasme. Les relations de couple également sont différentes. Déjà, parce-qu’on ne vivra pas chacun dans sa bulle, isolé de l’extérieur. Un fonctionnement plus collaboratif dans l’organisation de la vie quotidienne apporterait de la souplesse dans les couples. Chaque individu prendrait la responsabilité de son bonheur, et n’attendrait pas que l’autre lui donne son bonheur. Du coup, on n’aurait rien à perdre, et l’on nourrirait le lien avec le cœur. Et si un jour, la relation n’est plus créative, alors on communiquerait en conscience et nous ne serions plus apeurés à l’idée de perdre quoi que ce soit.

Cette vision n’est pas que naïve. Je sais qu’aujourd’hui, il règne un déséquilibre majeur dans les énergies du masculin et du féminin, et qu’on imagine qu’un monde où tout le monde est libre serait chaotique. Je ne crois pas. Chacun aspire au bonheur, et nous prenons naturellement inspiration des heureux qui nous entourent. Si dans notre monde où chacun est enfermé dans des rôles qui l’oppressent, il cherche mille moyen de libérer les tensions accumulées, créant de la violences et des dérives, l’humain conscient de demain se sentira juste complet d’être là, et ne nourrira plus cette énergie destructrice. Au contraire, chacun se sentira utile juste par sa simple présence.

Entre un monde A et un monde B, effectivement, il y a une transition à opérer. Et je sens que nous sommes en plein dedans. Le Sommet de la Conscience actuellement rassemble des dizaines de milliers de personnes, de nombreux youtubers parlent du Nouveau Monde, les scientifiques du monde s’accordent sur les infinis possibles, de plus en plus de laboratoires indépendants explorent la Conscience. Les religions du Monde s’accordent sur le UN…

Alors soyons une bougie qui s’allume dans cette toile de co-création, et faisons confiance à la puissance de la Lumière pour éclairer nos temps obscurs.

 

 

Familles d’ames… Liens du cœur.

Depuis fin décembre, et depuis donc ma libération intérieure, tout s’accélère… tout s’éclaire.

Si je me relie au cœur, et que je lâche les peurs, les messages de l’âme me traversent en flux continu. Tout est évidence, tout prend sens. Cette connexion en début de cycle avec nos familles d’âmes, suivie d’une longue période d’intégration et de libération des blessures passées. Cette guérison était en réalité une initiation sacrée. Avec pour seul objectif de nous inviter  ici et maintenant à incarner notre pleine essence. De voir nos masques et de nous en libérer, pour ne garder que la voix de notre cœur. Pour laisser nos élans se manifester sans jugements.

Univers interconnecté de liens sacrés, qui dépassent notre simple pensée. Si l’on s’accroche à la raison pour trouver notre horizon, on se noit dans la matière grise. Mais, ouvrant notre cœur, il libère les couleurs. Alchimie vibratoire subtile qui se matérialise. Au dedans d’abord, puis tout se synchronise au dehors. Le trésor tant cherché. Celui que l’on sentait sans oser y croire.

On cherche souvent à se réinventer dans la nouveauté. Mais je sens aujourd’hui avec tant de clarté qu’il est juste grand temps de nous reconnecter. Ces yeux que jamais nous n’avons pu oublier, ces âmes miroirs qui sont sœurs.

L’amour est un grand défi humain qui nous a longtemps noyé dans la dualité de la matière. Mais ça y est, nous sommes prêts. Prêts à transcender, à unifier. À comprendre nos pactes d’âmes et à nous élever. Ensemble… avec qui ? Vous le savez. Chacun au fond de lui sait. Si vous ne les avez jamais oubliés, c’est qu’ils sont vos piliers. Et qu’en entrant en résonance, nos énergies se multiplient et l’abondance peut se manifester sur tous les plans.

Nous sommes invités à ne plus laisser mourir les souvenirs, et à agir en conscience pour faire vivre ces liens. La question ne doit pas être binaire. « Dois-je vivre ou ne pas vivre avec cette personne? », «dois-je rester ou me séparer ?». Nous limitons nos interactions à une approche d’animal intelligent. Et nous avons bien plus de liens qu’un…

Est venu le temps d’accueillir la toile de nos âmes, de tisser notre œuvre. De réunir tous ceux qui sont dans nos cœurs. De recréer ces liens sans attente ni projection, simplement dans le flux de l’instant. Expérimenter de nouvelles voies de co-création, sans limite mentale. Et, sur ce chemin d’exploration, il y a bien sûr des épreuves. Les épreuves de la tentation. Nous sommes incarnés et tout se vit dans le corps. Comment faire vivre les vibrations sacrées sans les étouffer ou les noyer. Chaque lien trouvera son propre écho. Mais ce qui me vient, à moi en ces instants, c’est nous laisser traverser dans nos corps physiques, mais ne pas se limiter à eux. En terme plus clair, pour nos âmes-sœurs de sexe opposé, je sens qu’il faut prendre de la hauteur. Vivre dans le corps les réunions d’âmes avec une distance sacrée qui permet de relier les cœurs en profondeur. Il est plus aisé de se connecter à nos âmes sœurs de la même polarité, car notre animalité n’ouvre pas d’ambiguïté.

Je crois qu’il existe des âmes-soeurs, des âmes jumelles. Et que la densité des liens est plus ou moins forte mais tous sont nécessaires. Je ne sais pas encore ce que nous avons à créer mais je sens que tout sera révéler si nous décidons d’ouvrir les portes.

Si nous avons choisi nos familles de sang, c’est que nous avons des pactes d’âmes ensemble. Que par notre interaction nous nous élevons mutuellement. En ce sens, notre famille de sang fait partie de notre famille d’âmes, et c’est parfois très difficile de guérir les blessures de notre lignée. Et c’est pourtant bien là notre élan profond. Sans lequel nous ne nous sentons jamais pleinement complet. Si nous avons choisi nos parents, c’est que ça a un sens. S’extraire des rôles. Et ressentir les liens subtils qui nous lient.

Et puis il y a notre famille d’âmes. Nos amours, nos anges gardiens. Ceux qui ont bâti notre cathédrale intérieure. Avec eux aussi, nous avons un pacte d’âme. Avec certaines, notre pacte a été accompli, et le lien est mais n’a plus forcément besoin d’être nourri. Pour d’autres, les liens sont encore vibrants. Et  nous sommes inviter à entrer en résonance.

Cette vibration du cœur n’est pas un leurre. Elle est au plus profond de chacun la Vie. Pourquoi sommes-nous ici ? Voilà cette fameuse question que nous nous posons tous, à tant de reprise dans nos vies. Si nous ne regardons que ce que nous pouvons percevoir, nous nous perdons dans la dualité encore. Qu’est-ce qui est Bien, qu’est-ce qui est Mal ? Qu’est-ce qui est Ombre, qu’est-ce qui est Lumière ?

Nos liens sacrés se teintent parfois d’ombre, et ce n’est pas Mal. Au contraire, c’est l’invitation divine à faire entrer la Lumière. Nos destins ne sont pas scellés. Oh oui, nous sommes bien libres. Libres de vivre ou de ne pas vivre ce que la vie nous propose.

Plus nous rentrons dans la danse cosmique, plus l’univers nous répond. Toujours plus rapidement. Si nous refusons, c’est ok aussi. Et tout est cycle. La vie ne cessera jamais de nous proposer d’accomplir ce que nos âmes cherchent à transcender.

C’est terrible ou magnifique. Si nous élevons encore notre conscience, c’EST simplement. En co-création perpétuelle.

La physique, le quantique et la mystique s’unissent. Nous vivons une période extra-ordinaire.  Et nous l’avons choisi. Soit nous regardons l’obscurité avec pitié, soit nous faisons rayonner la lumière et créons des ponts.

Moi je me suis connectée à ma famille d’âmes il y a presque 9 ans dans un parcours initiatique entre l’absurde et la grâce. J’ai coupé mes ailes pour m’ancrer dans la Terre. Mon jumeau a-il coupé ses racines ? Le temps de l’intégration est venu. Racines sacrées et ailes cosmiques sont nos alliées pour créer notre réalité.

Chacun d’entre nous est relié des entrailles de la Terre au Cosmos.

 

 

 

 

Alchimie Kabbalistique

Je reviens à mes premières recherches « mystiques » et cet article résonne, vibre tellement avec mes sensations actuelles.

Si l’auteur passe par des explications mathématiques, il en arrive en substance à l’experience humaine. L’alchimie de la conscience qui transmute l’animal intelligent en être humain divin.

La Passion du Christ

Je vous laisse à cette lecture…

Cantat dans les médias, et moi, ai-je le droit d’exister ?

Cantat dans les médias, doit-on le faire taire ?

A-t-on le droit d’exister, après avoir tué ? A-t-on ce droit ? Moi je ne sais pas….

Mais qui de nous tous, peut se dire Saint ? Qui n’a donc pas tué, par peur de manquer ? Manger, manger, manger. Déjà combien d’animaux en nous ? Assassins par procuration.

Deux cents milliards reclus, exterminés, abattus chaque année… Mais sérieux qui peut juger ? Bertrand bouc-émissaire d’une foule apeurée. Qui pour ne pas voir plus loin, ce qui nous attend demain, lance ses flèches aux poètes. Qui fait donc cette morale ?

A-t-on le droit d’exister ? Peut-être pas… Mais alors, même pas toi.

Que vis-tu chaque jour ? Que folie dans la vie ?

Tous coupable.

Peur de l’autre. Guerre. Peur de Soi. Désarroi.

A-t-on le droit d’exister, sans culpabilité ?

Moi j’ai tué un bébé, moins de trois mois j’ai le « droit ». Puis j’en ai fait deux, humanité déjà surpeuplée.

Accompagner sa mère, vers l’autre rivage, ô non, surtout pas.

Qui est coupable ?

Nous ne faisons pas subir à « nos » animaux de souffrance. Euthanasie garantie. Mémé hospitalisée, trop de blés pour ne pas l’opérer. Qu’importe la souffrance. Trop peur de mourir. Qui suis-je donc ?

Quelle est notre morale ?

Cantat dans les média ? A-t-il le droit d’exister ? D’incarner ce qu’il Est, malgré son obscurité ? Et moi, ai-je le droit d’exister ?

Quoi de celui qui consomme toute sa vie cette vie ? Celui qui chaque jour tue ce qui l’entoure ? Dans toute nos assiettes, la planète se déserte. Et dire qu’en Afrique, ils ne produisent pas de riz. Globalisation de notre propre destruction. Pourquoi est-ce si difficile de rester en place ? Peut-on créer sans détruire ? L’énergie du mouvement créatrice.

Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. Lavoisier.

Herbicide, pesticides, fongicides, raticides… Huile de palme « éthique », chalutiers « responsables ». Tous au vert et tous verreux. Ce que tu vois en l’autre t’appartient. Tu es contaminé. Pétrole, kérozène, fioul et électricité. Addict. Nous sommes tous addicts de notre vie assassine.

Tous coupables ? Coupables d’être en vie, de l’expérimenter tel qu’on le vit ? Cette violence en chacun, réprimée débordée ? Nous ne sommes que les héritiers, de milliers d’années qui ont vu passé toute notre lignée. Ces milliards d’années d’évolution de l’ADN. Un bal énergétique invisible si puissant…

Qui de nous est seulement le « Bien » ? Qui fait la morale ?

Allons droit au cœur, regardons en nos peurs.

Peur de manquer d’argent, de reconnaissance ou d’amant. D’amis, d’enfants ou de parents. Peur de manquer de temps mais le perdre chaque instant. S’accrocher à la vie, avec la peur de la vivre. Un bug dans l’humain, en tout à chacun.

Qui va me juger si je vis ? Qui peut me juger pour ce que je dis ?

Liberté de penser, de créer. D’imaginer. De rêver…

Mais si Cantat ne l’a pas, alors pourquoi moi je l’aurais ? Et toi, t’en dis quoi ?

Et le patron d’Areva, devenue Oreno, a-t-il le droit ? Total, Suez ou Coca-Cola, même combat. Les guerriers de l’arc-en-ciel désespèrent, en eux aussi cette vérité. Tous contaminés…

Au bord du précipice, voir le socle se fissurer sous nos pieds. Effondrement assuré.

Regardez-vous, regardons-nous. Coup de projecteur sur l’obscurité.

Le Bien le Mal un drôle de bal. Si nous sommes tous le Mal, et que ça fait mal. Accueillons-nous quand même. Aimons-nous quand même. Parce-que le Mal, il n’est pas seul. Cette lumière vit ici. Dans ton cœur mon âme sœur.

Tellement plus facile de vivre victime. Je suis victime de lui, et lui de moi. Ils sont victimes de nous, et nous sommes victimes d’eux. Paralysie collective, chacun terré dans sa peur de l’autre. Et si j’existais, qu’est-ce qu’il se passerait ?

Einstein a découvert les secrets de l’atome. Bien ou Mal, peut-il le juger désormais ?

Notre chakra couronne, s’ouvre sur la Vie. Elle s’écoule en nos cœurs. Vide le grenier de l’esprit, où s’entasse ces vieux souvenirs morts. Ce qui vit est ici, maintenant. Et c’est ça qui nous lie. Si tu t’accroches à tes souvenirs, serait-ce que tu souhaites encore vivre ? Alors ose exister, malgré ton obscurité.  Ai-je le droit d’exister ?

La voix du cœur apaise. Accueille tout. Mais quand le mental tente de déchiffrer son message, il nous engouffre dans la dualité.

A-t-il le droit d’exister ? Ai-je le droit d’exister.

A quoi nous raccrochons nous dans la vie ? A la vie des autres, et à leurs avis. Tels des enfants cherchant les bras rassurants de maman. Cherche en toi.

Respire. Fais conscience à cette conscience. Elle te traverse mais tu ne la possèdes pas. Toi tu peux simplement choisir. Choisir de lui laisser de la place ou pas. Centrée sur Elle tu ne te noies pas, dans le « je dois pour ça ».

Combien m’ont dit en quelques jours que je devais écrire ? Dois-je oser exister ? Dévoiler mes laideurs comme cette lueur ? Cadeau d’une vie à la vie ? Quel est ce trésor qui vit en moi ?

Marijuana, Ayahuasca, m’ont aidée à m’inventer. Gracias Pachamama. Pourquoi n’aurais-je pas le droit ? Pour un café tu fais pas chier, pour du vin tu ne dis rien, les médicaments tu les vends… L’Etat l’autre papa. Vois en ton père, juste un autre être. Vois en ta patrie, une construction collective évolutive. Transition en action.

Si Cantat n’avait pas été, ma vie n’aurait sans doute jamais été la même. Il en a tué une. Et bien sûr c’est une tragédie. Peut-il y avoir une prime de bon karma pour toutes les âmes qu’il a libéré par son art ? Que penser de cette justice des médias instantanés, des réseaux dits sociaux, asservissant l’instant d’un fil bien conduit. Impulsifs et irréfléchis. Plus d’attention. Plus de vide créateur. Reste la moral castratrice. Que tout le monde reste bien à sa place.

Combien de sorcières ont-été tuées pour le « Bien commun » d’une autre époque. Cette chasse aux sorcières est-elle bien terminée ? Sommes-nous des proies traquées ? Ou les simples victimes de nos peurs ? A-t-on le droit de chercher les secrets de la vie dans la nature, de chercher à ressentir les vibrations supérieures ? De les harmoniser avec le tambour de son cœur ? A-t-on le droit de faire des erreurs ? Qu’il est parfois difficile d’oser être, malgré ses peurs.

Vibration consciente. Dualité persistante. Je m’élève encore.

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Les divinités pas épargnées. Même Bouddha encensé de milliers, lui qui pourtant a abandonné femme et enfants ?

Pas le droit d’écouter Cantat ? A-t-on encore le droit de faire Vipassana ?

Question création. Le créateur est-il propriétaire de son inspiration ? L’impulsion divine qui traverse la conscience dans un élan d’inspiration n’est pas la propriété d’un corps. Le corps, cette énergie densifié, devient simple réceptacle d’énergies subtiles en mouvement. Et chacun se connecte avec sa propre fréquence. La richesse que Bertrand Cantat offre au monde de son expérience du néant est peut-être une leçon d’humanité à écouter ? Ai-je le droit de le penser ?

Chacun sa transe, chacun son essence.

Nous vivons notre rêve. Osons l’expérimenter. A fuir la souffrance on nourrit la peur. Tous atteint dans nos cœurs, prenons encore de la hauteur.

Au plus loin de l’univers, voit-on la Terre ? Satellite d’un atome d’une autre matière ? Digression fractale. Notre vie, infime dans l’infini. Alors si nous ne sommes rien, osons être Tout. Tout ce qui me traverse et crée une nouvelle voie. Peut-être un chemin, un chemin vers Soi. Et si ce n’est pas toi, au moins ce sera moi.

Multiple et riche de tous ceux qui m’ont inspirée.

Je n’aime pas un seul Homme, mais je les aime tous. J’aime tant aussi ces femmes. Que de belles âmes m’ont entourées. A chacun sa fréquence et sa propre résonance. Chaque rencontre crée une harmonique différente. Choisissons nos accords préférés. On veut aimer inconditionnellement. Mais on se sent coupable d’aimer.

Si au pire on meurt, au mieux vivons.

Ne pas juste remplir de matière un vide existentiel, mais remplir son cœur d’expérience humaine. Sacré Vivant.

La kundalini se vit, le divin nous initie. Devenons le flambeau de la vie ici. Inspirons l’amour, accueillons la peur. Traverse l’océan pour rejoindre l’île de ton cœur. Traverse la barricade de la souffrance. Et en plein cœur… Irradiante lueur. Vis.

Oui Bertrand, toi aussi. Car si la vie t’as choisi, pour vivre ce sursis, à chacun tu transmets, un message de vie.

Ai-je le droit d’exister, malgré le mal que j’ai fait ? Je décide, c’est oui. Tout est plus grand que ce que je vois.

Tu y crois toi? A cette grandeur orchestrée ? L’alchimie cosmique, qui crée tout ce qui vit. Ce grand mystère encore à notre ère.

Cellule d’un grand corps malade, quelle valeur donnons-nous à la vie ? Pouvons-nous choisir de tisser d’autres rêves ? D’expérimenter d’autres vies ?

Ai-je le droit d’aimer, sans savoir où je vais ? Ai-je le droit d’exister, sans connaître ma destinée ? Ai-je le droit d’oser, manifester mes pensées ?

Tous coupables pour les autres. Tous victimes pour nous-mêmes. Humanité façonnée depuis l’antiquité. Depuis que l’homme a découvert l’art du feu, il brûle la vie. Shiva lui aussi il détruit, mais il recrée la vie. Feu Sacré qui vit en chacun. Destructeur et co-créateur.

Peur de cette puissance créatrice, si destructrice.

Ai-je ce droit d’exister, d’expérimenter et de me planter ? De semer de nouvelles graines, dans des terreaux fertiles.  Ai-je le droit de croire, que si j’existe, ça a un sens ? Ai-je le droit de croire, que s’il existe, ça a un sens ?

J’ai foi.

 

Le Coeur !

Le cœur.  Cet connexion que nous partageons avec Tout.

Notre cœur. Nous souhaitons l’ouvrir mais trop souvent il se ferme – de souffrances, de peurs, de doutes. Nous lui mettons des barreaux, pour qu’il ne crie pas trop fort en nous, au risque qu’il chamboule trop de choses dans nos vies.

Autant que nos pensées défilent, notre cœur palpite. Il fait vibrer le corps dans toutes ses dimensions. Et ce que nous vibrons rayonne bien plus loin que ce que nous pouvons percevoir.

En ce moment, lorsque je choisis d’ouvrir mon cœur, je sens qu’il est Présent. Qu’il me guide, crée de nouveaux possibles, de nouveaux mondes.

Je me sens connectée avec tous ceux qui le créent en ce moment. Chaque seconde, chacun à sa manière. Chacun simplement tel qu’il est, le cœur ouvert à la vie. Le cœur emplit de confiance et d’émerveillement. Le cœur, heureux de rencontrer ses âmes-sœurs, le cœur vivant de nous rendre créateur.

Je sens le rythme de la nature se balancer en moi. J’ai senti cette vague de froid venir tout geler autour. Chaque petite pousse veut émerger au printemps. Elle est prête. Prête à se frayer une voie vers le soleil, prête à s’épandre de toute sa splendeur. Chacune, connectée à la palpitation de Tout ce qui vit.

Nous savons, mais notre esprit a parfois besoin de preuves. En ce moment, je m’en choisis. Je m’oriente dans la direction en laquelle je crois, et je glane les indices du Chemin.

Nous avons créé une association, En Chemin Vers Le Nouveau Monde, et l’on avait regardé sur Youtube, ceux qui parlaient du Nouveau Monde. Nous étions tombés sur la chaîne de Audrey Cansot. Depuis la première fois où j’ai regardé une de ses vidéos, beaucoup de choses m’ont traversées. D’abord mon cœur, si heureux de découvrir d’autres âmes en chemin vers le Nouveau Monde – et au final, nous sommes de plus en plus nombreux. Mais cet été, je doutais encore de ce dont j’étais certaine. Je doutais de ce que je m’étais déjà prouvée. Que les mondes invisibles co-existent. Des plus subtiles au plus dense – celui que nous percevons, pas très bien. Nous percevons une toute petite fraction de la lumière entre les infras-rouges et les ultraviolets. Nous percevons les insectes et le vivant à la limite de notre capacité à voir le petit et le grand. Nous entendons un peu entre les infras et les ultras sons. Et puis toutes ces vibrations, bien plus rapide que notre capacité de mesure…

 

Bref, cette jeune femme, Andrey Cansot, m’avait titillée. Elle semble brillante, et elle osait parler, sans voile, juste elle, de sa vision du nouveau monde, ici, bien ancré dans la matière et de notre relation avec les autres mondes. Elle osait mettre en pleine lumière les fruits de ses recherches, de sa quête…  Elle osait se mettre en lumière. J’étais intéressée et sceptique.

Je reçois ses notifications de publication, et aujourd’hui je me décide à cliquer sur sa vidéo de dimanche. Elle nous livre un passage du livre : « Echos de lumière, à l’école de l’ange » de Brigitte Quero, publié aux éditions Dauphin. Je sens mon corps s’apaiser, mon troisième oeil se focaliser. Je ressens. Le coeur… Bien sûr le cœur ! Voyons aussi avec nos autres sens… subtils pour percevoir le subtil.

Les mots résonnent et vibrent au-dedans comme une évidence. Le cœur, lorsqu’il vibre à sa juste fréquence, sait se connecter aux bons moments, aux bonnes personnes, pour reconstruire notre réalité, de la plus subtile à la plus dense. C’est une évidence !

Et pourtant, ça demande tellement de lâcher-prise. Claquer la porte à la stabilité pour s’ouvrir au mouvement de la vie. En transformation réharmonisation permanente. Oser simplement Être. Respirer. Accueillir la vibration la plus puissante de notre cœur. Faire confiance et s’abandonner… S’abandonner vraiment et écouter non plus les peurs et les petits tracas. Ecouter ce qui nous vient de la Source, ce qui donne sens à notre existence.

Et comme Andrey Cansot le souligne, c’est aussi accueillir la souffrance. Car oui, en ouvrant notre cœur, nous l’ouvrons à Tout. Nos souffrances et nos peurs nous donnent des messages. Osons les regarder et découvrir les trésors qui s’y cachent…

Aujourd’hui, je me sens connectée. Hier moins. La question n’est pas d’être en permanence dans le flot cosmique ou de ne pas l’être. Tout est fluctuant. Acceptons les moments de grâce où nous le sommes, et gardons confiance lorsque nous le sommes moins.

Perceptions, intuitions et synchronicités

C’est toujours extraordinaire, lorsque l’on reprend contact avec Soi, de voir la vitesse avec laquelle la vie (le cosmos, Dieu, l’univers, le Tout… peut importe le nom) communique en et autour de nous.

J’ai découvert avec le documentaire En Conscience – article précédent sur ce blog – la chaîne Youtube de Tistrya. Beaucoup de vidéos ont énormément résonné avec mes intuitions actuelles. J’aurais l’envie de toutes les partager, cela dit chacun peut suivre le fil de ses propres pérégrinations intérieures pour trouver celles qui lui font écho.

Mais alors celle-ci, est puissante pour moi. C’est une ancienne consultante brillante, qui avait le job idéal et les conditions de travail rêvées, qui s’est finalement jetée dans l’inconnu pour suivre le fil de ses intuitions et écouter ses perceptions. Elle voulait résister à son appel intérieur, mais finalement, elle n’a pas eu trop le choix, et ce sont les accidents de la vie qui l’ont rappelé à sa conscience.

Alors, si les échos de mes vibrations n’étaient que virtuels, je pourrais certainement douter de la puissante créatrice intérieure. Mais ici et maintenant, tellement d’éléments se concentrent à grande vitesse !

Les portes qui s’ouvrent à nouveau me permettent d’accueillir de nouvelles opportunités, absolument parfaites pour moi. Pour me permettre de faire le lien entre toutes les passions de mon être. Concrètement, « professionnellement » du moins, ce sont encore des possibles flous mais qui se densifient. Et qui me permettent de rester en lien avec les Autres, surtout ceux qui sont en résonance profonde avec mon chemin actuel.

Pour l’anecdote, j’ai rencontré une sœur d’âme récemment. On a vraiment ressenti une forte vibration commune, on s’est reconnues. Elle chante, et sa voix m’a fait voyagé dans les étoiles. Elle est radieuse, et m’a éclairée de sa douce lumière. Un moment de magie suspendu… Elle m’a dit par la suite le nom de son duo. Scotch et Sofa. A mon retour, j’ai découvert leur univers et j’ai été vraiment touchée. Mon cœur a été bouleversé de voir que tout est connecté. Ils avaient participé à la B.O. d’En Quête de Sens… Ce documentaire que j’ai découvert en friche à Sainte Marthe, que j’aurais pu faire de mon voyage…

Et puis là, ici et maintenant, un festival éternel qui s’organise, et ils souhaitent faire venir… Scotch et Sofa! Rien ne vient de moi. Enfin… ça dépend à quel niveau ! Les vibrations sont si puissantes ! Et ça, ce sont pour moi des petits clins d’oeil de l’Univers qui me disent de continuer de faire confiance et de suivre mon cœur. Que tout est connecté et que je suis sur le bon chemin, que tout est possible et reste à créer.

Parce-que oui, en substance, l’essentiel que je retiens, c’est que les âmes qui ont des choses à accomplir ensemble vibrent à des fréquences similaires, et co-créent de nouvelles réalités. Bien sûr, je reste bien (trop) humaine. Le doute, la confusion et la peur se manifestent toujours en moi. Mais j’essaye de prendre plus de hauteur, et de me dire que si mon cœur me pousse si fort vers l’inconnu, c’est que j’ai quelque chose à y faire. Que tout ce qui est subtil va s’ancrer harmonieusement dans la matière. Foi et patience étant les seules clés l’existence…

Exploration de la conscience

Le documentaire que je viens de regarder m’éveille et m’inspire à de nouvelles réflexions, ou plus exactement m’invite à poursuivre sans à priori ma quête existentielle de la compréhension de la conscience, humaine… universelle ?

Certains souvenirs d’enfant très forts me ramènent à cette conscience que je percevais dejà comme au delà de la réalité visible. J’ai étouffé cette conscience à plein de moments de ma vie. Mais elle n’a cessé de me suivre comme mon ombre – à moins qu’elle ne m’ait toujours devancée de sa lumière ? Avant mon voyage, pendant, après…

L’une des premières expériences les plus marquantes et les plus intenses fût ma retraite de méditation Vipassana. Parce-qu’au bout de dix jours, assis 10 heures par jour, assis en posture de méditation, à traverser la cacophonie de son mental et de sa folie pour toucher la forme sublimée de la non-pensée et de la perception pure, on aperçoit une forme de la réalité bien plus dense que celle que nous montre notre cerveau. C’est une expérience spirituelle, mystique, qui nous relie autant à notre intériorité la plus profonde qu’aux confins de l’univers. Après un moment où la lumière m’a traversée avec autant d’intensité, je croyais que j’avais atteint un état de plénitude qui resterait toujours avec la même force… C’était un peu naïf, mais ça a eu le mérite de m’ouvrir la porte. Que l’accès à cette conscience était accessible, à nous tous, par la force de la volonté. Et depuis, la foi illumine, plus ou moins intensément selon l’instant, mon intériorité…

Et puis, il y a eu ces moments de vie avec des frères et soeurs d’âme, en Rainbow notamment, où la puissance de la communion autour du feu sacré, dans des chants où nos voix ne faisaient plus qu’une. Une telle connexion avec d’autres a développé en moi des capacités télépathiques que je n’osais rêver… Une fois encore, cette qualité de connexion au grand tout s’est parfois éteinte, temporairement. Avec pourtant une conscience absolue de ce qui a été et qui a fait de moi une personne différente. Toujours, cette foi gît.

Lorsque j’ai rencontré et suivi Amma, une forme d’amour extraordinaire s’est développé en moi. Un amour transcendant, et la dévotion – bakti yoga – m’a ouvert la voie d’une réalité sublimée qui restera également gravée dans mon âme. Une autre expérience intense, longtemps gardé comme un trésor précieux en moi, est un instant d’une irréalité hors de l’espace-temps, où j’ai littéralement communié avec une étoile. J’ai été tellement fascinée puis effrayée que je suis rapidement « retombée » dans mon corps. A mon retour dans cette conscience habituelle, j’osais à peine croire ce qui venait de se produire… Pourtant, cette étoile a laissé une trace indélébile en moi. A de nombreuses occasions, je l’ai cherchée à nouveau dans le ciel étoilé… Mais où est-elle ? Se souvient-elle encore de moi elle aussi ?

Et puis l’ayahuasca. Ces potentiels que je croyais éteints en moi qui se sont ravivés avec une nouvelle intensité hors de l’espace-temps. Cette compréhension existentielle pure, au-delà des mots, qui ne peut qu’être vécue et jamais partagée… Par rapport à Vipassana, et par rapport à ma configuration actuelle de vie matérielle, j’ai vécu l’ayahuasca telle un ascenseur vers le Sacré, qui permet de franchir à nouveau ce pont vers l’au-delà.

Le plus difficile à accepter je crois, est de ne pas s’attacher à ces moments où la grâce cosmique nous transperce et nous ouvre à une réalité transcendante. Ne pas ressasser les souvenirs avec nostalgie, mais en garder simplement une foi vibrante que notre conscience peut nous ouvrir les portes d’autres dimensions de notre monde… Avec une expérience chaque fois renouvelée, différente.

Tous ces instants de consciences intenses, il me faudra peut-être bien plus d’une vie pour les comprendre, et ce n’est peut-être pas pleinement accessible à notre condition corporelle, et pourtant, c’est cette quête qui me rend vivante, vibrante et qui donne de la saveur à mon existence. C’est cette foi ineffable qui fait jaillir la lumière du dedans, qui me permet d’être certaine que tout est juste, à sa place. Que chaque évènement intérieur ou extérieur est exactement l’enseignement que je dois vivre pour grandir. Quelques soient les joies et les souffrances qui jalonnent l’existence.

En regardant ce documentaire, j’ai vraiment été touchée par l’authenticité des témoignages. Ni naïfs ni illuminés, simplement conscients d’avoir vécus des instants de connexion intemporels qui ont changé leur vie, au plus profond d’eux-mêmes. Ce documentaire m’invite à poursuivre mes recherches, dans l’expérimentation comme dans la compréhension. La sensation de ne pas être seule dans cette quête est une bouffée d’oxygène et donne un élan créateur. Car oui, si nous sommes si nombreux à quêter cet essentiel, nos croyances limitantes nous font souvent croire que nous sommes seuls, isolés ou fous. Alors même que nous n’avons jamais été aussi nombreux et aussi conscients de cette réalité augmentée. Je me sens une partie vivante de ce mouvement de vie qui étend sa conscience. J’accepte ainsi mieux mes colères face aux dérives de l’humanité, et mon désespoir face à l’inéluctable.

La vie incarnée est effectivement limitante dans l’espace-temps, mais si riche d’enseignements. Malgré Tout et malgré Soi, la vie est un don magique et mystérieux. Quelque part aussi, une partie de mon Moi humain et incarné se satisfait de croire que la mort n’est pas simplement un point final. Et qu’au-delà de tout ce qui est matière en nous, les énergies subtiles sont éternelles. Et dès lors, l’existence devient le terrain de jeu de l’expérience et apporte beaucoup de légèreté.

Certes nous portons des masques, avons un rôle social. Nous sommes et serons toujours jugés, « bien » ou « mal », mais tout cela devient une couche superficielle dans laquelle on ne se noie plus, car les profondeurs de l’être sont bien plus denses.

 

Les mystères et pouvoirs de l’Ayahuasca…

Nul doute que je ne vais pas faire le tour des mystères de ce breuvage sacré en quelques lignes. Et pourtant, l’appel d’esquisser quelque chose.

Il y a huit ans, j’avais reçu le cadeau du Serpent Cosmique de Jéremy Narby. Le livre que j’avais était en anglais, mais je me souviens l’avoir lu d’une traite, fascinée par les découvertes et les liens que l’auteur mettait en perspective.

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Je me souviens à quel point déjà je sentais l’appel. Moi qui depuis toujours étais fascinée par les mystère de la vie et ses infinies possibilités… Et ce livre, incroyable de découvertes ! Des centaines de milliards de kilomètres d’ADN dans nos corps, les même 4 lettres qui composent tout le Vivant depuis les Origines… Ces mythes qui se recoupent aux 4 coins de la Terre. Sûre, il y avait quelque chose qui touchait pour moi au secret de l’existence. L’auteur, émet l’hypothèse qu’avec l’ayahuasca on rentre en communication avec notre ADN et celui qui nous entoure… Exaltant. Je me sentais en phase avec l’esprit chamanique, avec les pensées sacrées. Et la vie était à mon sens tellement plus grande que ce que nos sens nous permettait de percevoir. Comment accéder à plus de conscience ? La méditation m’avait déjà ouvert quelques portes, et avant ça, quelques expériences psychédéliques… La liane sacrée allait-elle m’ouvrir à une dimension supérieure, serais-je moi aussi capable de communiquer avec mon ADN ? Avec les esprits vivants en Tout ? Il m’a fallu plusieurs années pour ouvrir cette nouvelle porte de perception… Si dans un article précédent j’ai brièvement esquissé une partie de mon voyage, je souhaite ici partager d’autres témoignages qui m’ont touchée, et qui pourront peut-être éclairer celui qui sent l’appel…

Nous voyons d’ailleurs que vingt ans après, Jérémy Narby reste un pionnier isolé dans son œuvre scientifique. Mais, de plus en plus, le grand public s’intéresse à ses travaux. Il a été invité à la télévision suisse l’année dernière pour introduire le chamanisme et l’ayahuasca, mettre en perspective son expérience au sein de la forêt amazonienne avec le chamanisme contemporain qui s’est importé en occident.

Prudemment, il rappelle bien que l’utilisation n’est pas pour tout le monde, et qu’évidemment, ce processus de voyage intérieur doit être pris au sérieux, n’est pas une distraction et ne doit pas être expérimenté naïvement et sans un encadrement de qualité…

L’expérience, vécue de l’intérieur par un quêteur authentique, peut ouvrir les portes d’une nouvelle conscience. Cette puissante médecine chamanique est un ascenseur dans le champ de la conscience et de la guérison intérieure. Contrairement à une drogue, qui fera des effets similaires sur chaque personne et qui créera de la dépendance, l’ayahuasca est une médecine ‘intelligente’, qui va offrir à chacun l’expérience dont il a besoin pour sa propre évolution, à ce moment précis. Traverser ses peurs et découvrir sa propre lumière sont deux des grandes expériences que vivent les explorateurs de ce genre un peu spécial. Ces gens là sont de plus en plus nombreux, de tous horizons, avec pour point commun, le besoin de lever les voiles pour se libérer de ce qui ne leur permet pas d’exister vraiment. De se sentir vivant.

Deux personnes parlent ici de ce que l’Ayahuasca a ouvert en eux :

D’abord Vincent, une première esquisse de son travail intérieur :

Et Loïc Ternissien, un naturopathe-énergéticien canadien qui partage aussi son voyage :

En fait, des témoignages, il y en a beaucoup, et de plus en plus… Et pour tous, c’est une expérience qui changera, pour toujours, leur conception de l’existence. Et c’est pour ça, qu’il faut encore rappeler l’importance du contexte dans lequel la cérémonie est réalisée… J’ai de mon côté expérimenté avec InnerMastery, et cette merveilleuse alchimie entre chamanisme indigène et intégration psycho-thérapeutique occidentale, me paraît une porte extra-ordinaire, pour entrer en confiance dans notre monde mystérieux… Certainement, dans un prochain article, je parlerai plus de cette organisation et de son fondateur, Alberto Varela… Mais en attendant : le blog ici.

 

 

 

Un chemin vers Soi…

Ma dynamique de « développement personnel », ou d’expansion de conscience, n’a jamais vraiment démarré. Il a toujours été. Même si pendant longtemps, ma démarche de compréhension était enfouie au fond de moi. Je me sentais spéciale, rejetée. Je me rappelerai toujours d’un moment dans la cour de primaire, où après un cours, je me disais que le système solaire ressemblait beaucoup aux atomes dont on venait d’apprendre l’existence. J’avais tenté d’exposer ma vision à une camarade de l’école, et, face à son incrédulité, j’ai décidé de garder ce genre de réflexion pour moi-même.

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Dès que j’ai commencé à savoir écrire, j’ai commencé à me raconter mes journées. J’ai toujours pris le temps de tenter de comprendre ma relation aux autres. Puis, après une période auto-destructrice entre l’adolescence et ma jeune vie d’adulte, j’ai décidé d’aller plus loin. Déjà, je me sentais révoltée par l’état du monde, des guerre, des inégalités. J’étais choquée de la non prise en compte des besoins humains à des niveaux de décision qui avaient trop de conséquences sur nous, le peuple. C’est à ce moment là que la politique m’a vraiment intéressée. Et dans le même temps, je vivais un mal-être profond. Et il y avait de quoi finalement, quand on regardait autour de nous… Mais il y a plus encore, enfouie au fond de moi, un rejet profond de mon être. Je ne me sentais jamais assez bien, je ne prenais jamais les bonnes décisions, et ma vie m’embarquait dans des histoire pathos de téléfilm. Histoires d’amour et relations avec la hiérarchie chaotiques, et c’est ainsi que ma vie est devenue séquentielle… Régulièrement, tout change. Et cet aspect là de mon existence se poursuit. Le changement est omniprésent.

Au cours de mon parcours intérieur, j’ai évolué par étape. Au départ, je me sentais la marionnette d’un scénariste, qui traversait sa vie sans vraiment la choisir, au gré de ce qui se passait autour. Toujours, ce sentiment ineffable me terrassait. Ce mésamour de moi-même. Cette sensation de ne pas être à sa place. Beaucoup de lectures – philosophie, sociologie, psychanalyse, articles de sciences, de physique quantique, de biologie, …  et démarrage d’une psychanalyse. Au démarrage de ce travail, je me sentais le vilain petit canard de la famille, qui ne réussissait pas ses études, et qui avait fini secrétaire à servir le café à un patron patriarcal misogyne, baigné dans une opulence indécente. Le monde allait déjà si mal, les autres autour de lui besognant pour son statut. Il était touchant malgré tout. Et j’avais ce besoin de créer des relations paternalistes. Ce masque de petite fille ne me quittait jamais dès lors que j’avais affaire à un homme de l’âge de mon père… Le rejet de cette situation et le travail de psychanalyse m’a ouvert une porte sur mes propres souffrances. J’ai commencé à les regarder, à les comprendre… à me pardonner.

Analytical and creative thinking

Doucement, même si ce sentiment de ne pas être assez bien me poursuivait, j’ai commencé à croire en mes capacités à accomplir quelque chose. Et il fallait que je réussisse au moins quelque chose, pour gagner mon droit d’exister auprès de mes proches. J’ai alors poursuivi mes études, bossé. Alterné. J’ai fini avec un master 2 en poche, dans les ressources humaines. Mon année d’alternance avait été difficile. Je travaillais dans une collectivité territoriale, et mes relations professionnelles étaient elles aussi toutes teintés de mes névroses familiales. J’avais écrit un mémoire un peu dérangeant sur le fonctionnement social de l’organisation, où je mettais en lumière les jeux de rôle qui se tramaient en dévoilant les motivations des acteurs dans le partage de la connaissance. Bref, ça n’avait pas été forcément bien accueilli par ma maîtresse d’apprentissage. J’avais l’opportunité de poursuivre en thèse, sur des sujets de sociabilisation de la connaissance, et une partie de moi était fière, mais l’autre totalement désemparée. Fière, parce-que je pourrais être « chercheur ». Quand j’étais enfant, je disais que je voulais devenir chercheuse, et mon père en souriant me disait, mais « qu’est-ce que tu veux chercher ? » Je ne savais pas encore vraiment . Je voulais comprendre le fonctionnement de la vie, alors je voulais être chercheur en biologie. Bah oui, il fallait bien trouver un « rôle professionnel » à ma quête de compréhension… Mais mon expérience à la fac n’avait pas été très fructueuse. Maintenant j’avais une nouvelle opportunité de devenir « chercheur ». En science du management, c’était pas forcément ce que j’avais imaginé, mais ça me donnais de la présence. Je pouvais en parler pendant les repas de famille, et je me sentais ornée d’un nouveau statut plus glorieux. Pourtant, quelque chose en moi m’a appelé ailleurs.

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Je ne pouvais pas me résoudre à m’enfermer trois ans dans un processus universitaire, sans découvrir le monde avant… Oui, je voulais aller découvrir le monde, les autres cultures, je voulais comprendre pourquoi il allait si mal et les hommes aussi. J’avais aussi plein de peurs. J’ai saisi l’opportunité d’une histoire d’amour pour trouver un partenaire de voyage. Notre motivation à tous les deux étaient de nous donner du courage pour partir. Mais dès la première semaine en Australie, en wwoofing chez un quadra écolo désabusé, on a choisi de prendre notre route chacun seul. Bon, j’avais encore pas mal de peurs alors j’aillais d’abord aller passer un peu de temps chez une amie en Nouvelle-Zélande. Et de là, j’ai commencé à me créer mon propre chemin… Un premier wwoofing extra-ordinaire, des rencontres hors du commun, avec cependant ma douleur intérieur de ne pas savoir communiquer avec les autres. L’anglais est doucement venu, mais je me sentais si petite. Je suivais le mouvement de ceux que je rencontrais avec qui j’avais des pensées proches des miennes. Des amitiés et des romances m’ont régulièrement mise en mouvement. Mais de plus en plus, il y avait  ma petite voix intérieur, qui trouvait des signes et qui me guidait. Après mon wwoofing en Thaïlande, où j’ai vécu mon désespoir face à l’état du monde et à la folie des hommes, j’ai aussi entendu très fort l’appel spirituel. J’ai pris ma route vers l’Inde. Oui, je me sentais irrésistiblement appelée par ce pays, même si je ne savais pas quoi faire ni où aller. J’avais découvert en Australie un petit livre, l’Earth Council Embassy qui me fascinait, et je rencontrais dans une auberge une magnifique asiatique, my labradorite sister, qui me disait connaître celui qui avait compilé ce recueil des mythes et croyances des indigènes du monde. Elle m’a dit qu’il était justement en ce moment à Dharamsala. Je lui ai écrit avant de m’envoler pour Dehli pour le rencontrer.

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Mon arrivée en Inde était digne d’un film de série B. Arriver seule en pleine nuit à l’aéroport, trouver un israélien tout autant esseulé qui voulait lui aussi retrouver son hôtel pour la nuit. Mes peurs si présentes, dans ce pays que je ne connaissais pas, où je ne comprenais rien. Tout était intense. Dès l’arrivée à l’aéroport, cette chaleur étouffante, même en pleine nuit. Déjà, le brin de l’air épicé. Des gens partout.  Et puis dans ce rickshaw, une course dans toutes les fils guidées par les bruits des klaxons, le seul code de la route qui existe. L’arrivée dans cette contrée de Dehli, de nuit, avec pour seule indicateur mon précieux papier, celui de l’adresse de ma réservation d’hôtel faite la veille. L’activité incessante même de nuit. Des hommes surtout. Des gens qui transportent des trucs dans des sacs, d’autres installés à des tables, par terre, sur des plots… Au fait, ce chauffeur de taxi, il pourrait nous emmener n’importe où… Avait-il vraiment compris où j’allais ? Et avait-il vraiment l’intention de nous y conduire ? On discutait avec mon compagnon israélien pour détendre un peu l’atmosphère. Je respire, je suis là, j’ai confiance. Il nous dépose à l’intersection d’une rue et nous dit que les hôtels sont ici. Je suis contente de ne pas être seule. Des indiens nous regardent. Le regard perçant. C’est déstabilisant pour nous occidentaux, les indiens regardent les autres avec tellement d’intensité. Ils observent sans détourner le regard… On avance deux ou trois cents mètres dans cette allée poussiéreuse aux hôtels en travaux. Entre délabrement et construction. Je quitte mon compagnon de route qui était arrivé à son hôtel et je poursuis encore ma route. Enfin, mon hôtel. Accueil sympathique et je demande comment aller à Dharamsala. Ils vont me réserver un bus. Ah bon ? Génial. Une chambre avec les vestiges du confort, éprouvées par la chaleur et l’humidité… Un room service ouvert non stop, qui m’apporte un byriani. Je souffle… La nuit est apaisante, malgré la chaleur éprouvante, et les bruits de claquement du ventilateur au plafond.

Le lendemain tentative de tourisme à pied dans Dehli… Mouais, chaleur, poussière, pot d’échappement, misère, fourmillement, regards insistants… j’abrège mon périple et trouve un rickshaw pour aller à la station de bus. Le bus…! Quelle aventure !! Ce bus à moitié rempli d’israélien en sortie de service militaire, en quête de liberté et d’intensité. Et cet indien analphabète qui parle plus de 8 langues. Ces joints fumés dans la cabine des chauffeurs, ces camions multicolores toujours ornés de divinité. Respire, maintenant que tu es dans le bus, fais confiance. Mystique… Je pourrais me perdre complètement dans ces instants de mon voyage… presque 9 ans en arrière. Tout est encore présent en moi. Intensément… Dharamsala, rencontre avec ce Be Ing et de sa compagne. Belles personnes, je me pars munie de ma fleur de vie et vais trouver refuge sur les hauteurs à Mc Leod Gange. Village refuge de voyageurs assoiffés de spiritualité. L’inde intense. Et Russes, israéliens, français, allemands… qui font les cortèges de sacs à dos dans des lieux de retraites variés. Entre grâces et folies.

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Des rencontres incroyables, des partages de musique, de documentaire, de spiritualité. J’entends parlé d’Amma pour la première fois. Mon jeu de Tarot toujours dans mon sac, je le tire régulièrement à la lumière de mes bougies, parfumée d’encens. Je découvre l’existence d’Auroville. Il me faut y aller. Parce-que oui, désormais, je suis chercheuse du sens de la vie ! Alors je cherche partout où d’autres semblent le faire également. Deux moins intenses à Sadhana Forest… J’étais dans la période chaude et sèche pré-moisson. Il y avait beaucoup de travail et moins de bras pour le faire. Mais toujours, l’ambiance était fraternelle, bienveillante… Chacun aussi quête de leur être profond. Beaucoup de musique, d’échanges, de partage.

Et puis, l’élan à nouveau de visiter d’autres terres. Le Népal m’appelait, et on vient de me parler de Vipassana, dont il existe un centre près de Pokhara. Une expérience très difficile pour explorer ses profondeurs ? ça me parle…Je traverse l’Inde du sud au Nord, en train en bus. Deux journées et demi de trajet seule, au milieu de cette foule de seconde classe. Triste Tropique, livre d’anthropologie de Claude Levy Strauss comme lecture et pour BO, des Visages et des Figures de Noir Désir. Une traversée de la frontière en rickshaw vélo, et un nouveau décor défile.

Le Népal, coloré, comme l’Inde. Mais plus doux. Les visages, également. La musique… Le paysage défile sous mes yeux comme d’une fresque extra-ordinaire. Mais, au pied de l’Himalaya aussi, la construction s’accélère. Dans une dynamique exponentielle… (ça fait déjà neuf ans). Il faut faire toujours plus vite de la place pour les touristes en pleine saison ! Ma retraite de méditation commençait le lendemain, comment pourrais-je arriver à temps ? Ce fût le cas, juste à temps… Vipassana. Wow. 10 jours intenses. Au coeur de mes faiblesses, de ma folie, de mes peurs, de mes doutes… Mais aussi de ma lumière, de mon potentielle. Du miracle de la vie. Je me sens vivante et je pense avoir enfin trouvé ce que je cherchais. Je respire, tout est sensation, j’accueille la vie avec gratitude.

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Je me sens prête à rentrer en France… Quelques petites comédies intérieures, puis c’est le grand départ. Retour en France. Je me croyais prête, mais déjà à l’aéroport, tout me semble gris et fade. Même les gens. Mon père vient me chercher à Francfort. Je ne peux retenir mes larmes. Elles coulent sans relâche. Je me croyais prête… Pas tant que ça finalement. Nourrie mais encore si confuse… Quelques jours en France, retour aux bercails. C’est tellement pareil, mais je suis tellement différente. Envie de voyager encore ! Je sais l’opportunité d’un week-end de deux jours chez un anarchitecte extraordinaire pour finalement explorer trois mois des facettes de la France que je ne connaissais pas. Rencontrer ici aussi, des personnes si lumineuses et inspirantes, mues par les même idéaux et la même foi… Je déroule pour aller à une conférence de Jodorowsky, puis à un Rainbow, à la rencontre d’Amma. Je me sens si vivante, si créative. Avec toujours beaucoup de peurs, de doutes, mais quand même, cette foi que l’on peut créer sa réalité devient de plus en plus forte.Je rentre aux bercails encore. Je doute. Mais là, le boulot qui me faut se manifeste dans ma vie. Greenpeace. Que d’admiration pour leurs engagements, pour leurs combats pacifiques, pour la beauté des mythes fondateurs… Travailler pour Greenpeace en équipe itinérante. J’ai l’impression d’avoir trouvé une famille. Militantisme, communautés de vie séquentielles, musique, authenticité. La vie est un cadeau. Les sessions passent et mes scenarii intérieures se jouent, mais tout a tellement de sens…

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Dans un train, je rencontre un jour un homme avec qui nous avons eu une discussion passionnante, à la fin de laquelle il m’offre le Serpent Cosmique de Jeremy Narbi. Je replonge dans ma folie sacrée pour l’hiver, Je prends un billet d’avion pour le Pérou pour aller rencontrer Madre Ayahusca, et en attendant, j’allais poursuivre l’exploration au gré des synchronicité. Une rencontre chez Amma l’année d’avant et une nouvelle aventure s’invente. Je me rêve écrivaine. Puis me retrouve Ange déchue. Retraite au Monastère Orthodoxe,… Eveil de mon prophète intérieure. Je retrouve Amma avec tant d’Amour. Et j’ai peur en fait, de prendre cet avion… Finalement, c’était peut-être pas mon chemin. La peur finit par gagner, et je reste proche des bras rassurants de la Mère Divine. Tellement fascinante. Ses engagements, son énergies, les anges qui gravitent autour d’elle. J’irai en fait dans son ashram en Inde, avec dévotion. Bhakti yoga. Service désintéressé. Foi. Doutes. Je me perds perplexe dans la dualité du Tao. Je ne sais plus. Mais j’ai ce rêve, ce rêve hippie de vie communautaire, organisée autour de la culture et de l’autonomie, ensemble dans l’essence du sacré. Je croyais restée à l’ashram mais je suis partie vivre de nouvelles aventures, fascinantes et effrayantes. Mes passions et mes peurs tiraient les rênes de mon aventure… puis la peur m’a renvoyée à la maison.

A mon retour en France, je retrouve mon autre famille, Greenpeace. Le printemps redémarre, les amours aussi. Et puis… Finalement, je n’arrête pas de prêcher pour un mode de vie différent, mais moi… je ne fais que parler ? Que fais-je donc de mes rêves ? Rupture, bercailles familiales,… Ma mission, cultiver la vie. Je vais me former à Sainte Marthe. – Se former… prendre forme ? – Je deviens encadrante technique en maraîchage. Je me passionne. Je veux transmettre mon amour pour la Terre. Je rêve. Je rêve du Nouveau Monde… Et je rencontre un homme qui en rêve avec moi, et la passion créatrice m’anime de l’intérieur. Je le sens. Je veux être maman. On se dévoue pleinement. Ma mission, faire pousser la vie et le nouveau monde.

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Je me suis formée, encore, pour rentrer dans le moule du porteur de projet agricole. C’était pas tout à fait mon rêve, mais fallait bien passer par là me disais-je. Et puis c’était ma mission désormais… même si la teneur du projet s’éloignait doucement du rêve de mon Nouveau Monde. Mais on s’y est accroché. On a trouvé notre maison, créé notre association. On est dans cette barque. C’est pas si facile le quotidien. Mais on veut tenir le cap à tout prix, pour les filles, pour le Nouveau Monde… Toujours plus, il faut faire taire le Soi qui pleure, le Soi qui a envie de vibrer, d’exister. Conscient de ne pas être que jardinière, cuisinière et femme de ménage. Mon homme est musicien, et moi j’ai étouffé ma musique. On n’arrivait pas à la vivre ensemble… S’il n’appréciait pas ma musique, c’est que je ne devais finalement pas trop être faite pour ça. Peut importe, se concentrer, être la mère parfaite et lire tous les livres de parentalité – et en lisant ‘il n’y a pas de parent parfait’, j’aillais bien finir par le devenir quand même… non? – S’asservir, chaque jour un peu plus. Mais avec tant d’Amour pour les Autres… Deuxième enfant cadeau du ciel. Qui me montre mes limites et m’autorise à en poser. En continuant à dévouer mon énergie à faire pour eux ou procrastiner en attendant de le faire au pied du mur. J’ai finit par ne plus me sentir en vie… Pourtant cette soif en moi, elle est pourtant toujours si présente !

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Et en décembre, je me suis crié stop. Et j’ai commencé à me créer une nouvelle réalité, grâce aux merveilles des synchronicités ! Je cherchais un travail – j’en ai même tenté un de VRP ! l’autoconsommation solaire ça a du sens ! – et je suis tombée sur une annonce extraordinaire. Elle avait été écrite pour moi. C’était merveilleux, en fait tout est vraiment possible ! Depuis que j’avais oublié mon billet d’avion pour le Pérou, régulièrement j’entendais un petit appel de la Grand-Mère Ayahuasca au fond de moi… J’avais déjà visité le site D’InnerMastery et le blog d’Alberto Varela, mais là, quelle perfection. Ils me cherchent, en ce moment… Et moi, je les cherche aussi ! J’ai reçu en cadeau de quoi m’offrir cette expérience… Le puis-je vraiment ? Ai-je le choix finalement. Je me jette dans le vide…

C’est au cours de ma première retraite, en janvier 2018, que j’ai – enfin – rencontré cette Sainte Plante, sacrée et mystérieuse. Et aussi, j’ai découvert aussi l’alchimie réussie de la foi indigène et de la psychologie occidentale. Où se mêle science du sacré et intégration psychothérapeutique. En trois jours, j’ai ouvert une brèche dans l’espace-temps. Une faille dans laquelle j’ai entrevu ma lumière et observé mes masques, accueilli mes souffrances et mes peurs,  libéré certaines… Et surtout, je suis revenue, le coeur vivant. Le coeur connecté à la Vie, à ces Autres qui avaient partagées cette magie… A nouveau consciente que Je suis la Créatrice de ma propre réalité… Certaine que je suis, toujours sur le juste chemin. Sans certitude mais avec tellement de confiance.

 

 

Lundi, j’ai discuté avec Jésus

Lundi il pleuvait. J’errais. Les pieds mouillés. Je suis passée deux fois devant l’église. J’ai décidé d’entrer. Envie de me réchauffer. L’élan de m’installer.

Assise un instant sur une chaise, j’ai senti mon cœur. Ouvert, vibrant, vivant. Je sais. Je sens. La grâce est un choix conscient. La vie coule en permanence. J’ai ouvert les yeux à nouveau. Et là, je vois pour la première fois cette statut. Et Jésus m’a parlé.

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– « Tu sens? C’est ça, simplement ça que je vous ai montré. Le CŒUR. », m’a-t-il dit.

– « Oh oui, c’est ça. Tu n’as jamais demandé rien d’autre. Tu n’as jamais souhaité rien d’autre que nous soyons tous comme toi. Tu n’as jamais souhaité tes frères agenouillés. Tu les veux debout, à ta hauteur, te regardant dans les yeux, le cœur ouvert à la vie. Prêts à créer dans la Joie. »

Une main sur le coeur, l’autre tendu vers lui, j’ai senti cette énergie me traverser. On s’est sourit.

C’est bon d’être en vie.

Mes yeux se sont posés sur les vitraux d’à côté.

– « Regarde cette comédie. Du trône, le roi invoque ma puissance. Alors qu’il regarde de haut, le cœur fermé. Les siècles ont passés, et tout se rejoue. Pourtant, je ne montre toujours que le cœur. Celui qui regarde en Soi sait et n’a plus besoin de demander à personne le droit d’exister.  Nous Sommes. Tous. Faits de la même matière. Mus par le même mystère. »

Et tout devint évident. Vierge Marie. Vierge de masques, vierge de peurs, vierge de jugements, vierge de culpabilité. Marie prête elle aussi à recevoir l’impulsion divine.

Il n’y a donc rien à sacrifier. Pas d’autre voie. Juste Être. Ici et Maintenant. Chaque Instant…